Nos Quartiers ont des Talents : des marraines et parrains pour l’insertion professionnelle

En 2013, 3F s’est rapproché de l’association Nos Quartiers ont des Talents. Le principe ? Parrainer des jeunes des quartiers prioritaires à l’issue de leurs études, en les aidant dans leur insertion professionnelle. Cinq ans plus tard, le bilan pour l’emploi des jeunes parle de lui-même.

« Ce qui nous tient à cœur, c’est de sortir les jeunes des quartiers de cette double peine, cette spirale : on leur dit d’avoir un diplôme, et une fois acquis, ce diplôme ne leur permet pas toujours de trouver un emploi ». C’est ainsi que Carole Thomas, directrice de la communication très impliquée dans le projet, résume les enjeux du partenariat.

3F loge un grand nombre de jeunes qui ne disposent pas toujours du réseau et des “codes”. Or, c’est ce qui est souvent déterminant dans une recherche d’emploi.

 

  • Des parrains et marraines pour les jeunes diplômé·e·s

C’est ce constat partagé par 3F et Nos Quartiers ont des Talents (NQT) qui les a menés à joindre leurs compétences pour créer un système de parrainage.

L’association sélectionne les CV des jeunes et les envoie à 3F en faisant en sorte de faire « matcher » au mieux les projets professionnels des un·e·s avec les parcours des autres. Du côté 3F, des cadres se portent volontaires pour être parrains et marraines : on en compte 80 depuis le début du parrainage, et plus de 250 jeunes suivi·e·s.

Mais l’engagement du bailleur pour le projet ne s’arrête pas là. Il se charge aussi de donner de la visibilité au projet auprès des locataires : la capacité à informer les jeunes de l’existence du dispositif permet à 3F de lui donner davantage de force. 

  • Un pas essentiel vers l’égalité des chances

L’efficacité de l’opération n’est plus à démontrer : en cinq ans, 115 jeunes talents ont déjà trouvé un emploi à la hauteur de leurs compétences.

Par cette collaboration, 3F rend possible une plus grande sécurité chez ses jeunes locataires, dans une période où l’incertitude par rapport à l’accès à l’emploi touche plus gravement encore les jeunes originaires de milieux modestes, même diplômé.e.s.

Elle favorise aussi l’attention, un engagement plus fort de cadres qui trouvent ainsi un manière de s’impliquer concrètement, et qui le font avec enthousiasme et une préoccupation partagée : donner toutes leurs chances à celles et ceux qui ne les ont pas encore eues.