Colocation solidaire : quand logement rime avec engagement

Donner un coup de jeune au cœur d’un quartier populaire de Villeneuve-d’Ascq (59) : c’est le défi que s’est lancé Jean-Jacques Thammavong, gérant de patrimoine chez 3F Nord-Artois, en contribuant à la mise en place d'un projet de colocation solidaire.

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Ce projet d’innovation sociale part d’un constat simple : un souffle de vie commune manquait à un quartier populaire qui avait un véritable potentiel de dynamisme. Malgré la présence d’une faculté à proximité, les étudiantes et étudiants s’y arrêtaient peu. La vie associative était balbutiante et les activités destinées aux jeunes insuffisantes, alors même qu’elles sont gages de l’essor à venir d’un quartier.

Comment inciter une jeunesse nouvelle à s’installer et s’impliquer dans un quartier pour y favoriser le mouvement comme le lien social ? 3F Nord-Artois, en partenariat avec la ville et avec l’Afev (Association de la fondation étudiante pour la ville), a donné sa réponse : les Kaps, Kolocations à projets solidaires. 

 

  • Bénéficier d’un loyer modéré en contrepartie de son engagement

Les « kapseurs et les kapseuses » disposent d’une colocation à loyer modéré — en moyenne moins de 700 euros au total — dans des logements sociaux refaits à neuf. Ils et elles doivent, en contrepartie, aider les plus jeunes locataires à faire leurs devoirs, mettre en place de manière autonome plusieurs événements, organiser des jeux collaboratifs pour les adolescent·e·s du quartier : en somme, mener à bien des projets solidaires, devenir des acteurs et des actrices du vivre ensemble, de l’écosystème que constitue leur quartier. 

 

  • Une initiative qui dynamise les quartiers

Un an à peine après le lancement, les résultats sont déjà au rendez-vous ! Peu à peu, les autres locataires viennent rendre visite aux kapseurs et kapseuses, leur demandent les activités prévues pour les jeunes enfants : les liens intergénérationnels qui commencent à se tisser témoignent de l’intégration réussie de ces jeunes engagé·e·s, qui par leurs actions participent au sentiment de sécurité dans les résidences. L’initiative favorise le lien social, fait naître un sentiment de solidarité, installe une culture de l’attention.

L’exigence sociale de 3F, c’est rendre possibles, par les colocations solidaires, des projets qui font vivre un quartier, qui mettent le dynamisme de la jeunesse au service de tous et toutes. Comme Jean-Jacques Thammavong le résume sobrement : « Ce qui compte, c’est la communication. Voir des locataires qui vont vers le local et qui posent des questions, c’est déjà un objectif atteint. »