Portrait Sandrine Espiau
©3F/Sylvie Duverneuil

Publié le 29/06/2018

Interview de Sandrine Espiau, directrice générale de 3F Centre Val de Loire

Sandrine Espiau, directrice générale 3F Centre Val de Loire

Quel est votre parcours au sein de 3F ?
J’ai rejoint 3F en 1991 et occupé différents postes liés à la construction et au renouvellement urbain. De 2013 à 2018, j’ai été directrice départementale de La Résidence Urbaine de France, en Seine-et-Marne. Depuis février, j’occupe le poste de directrice générale de 3F Centre Val de Loire. 3F, groupe national, rend possible ce type de parcours. C’est une vraie opportunité !

Que retenez-vous de votre expérience en Seine-et-Marne entre 2013 et 2018 ?
Pendant toute cette période, le département a été en fort développement et l’activité de la RUF au sein de la Seine-et-Marne s’en est immanquablement ressentie. La Résidence Urbaine de France est passée de 80 à près de 100 salarié·e·s et le nombre de logements en gestion de 6 200 à 7 700 ! Une forte croissance en seulement cinq ans, liée tant à la construction neuve qu’à des rachats. Il a fallu intégrer de nombreuses reprises de patrimoine, un défi tant pour les ressources humaines que pour la gestion et le suivi des locataires, et pour l’entretien de ce patrimoine. 

Quel est le contexte de votre arrivée à 3F Centre Val de Loire ?
Le même que celui de tous les bailleurs sociaux en ce moment… et le même qu’à la Résidence Urbaine de France : la loi ELAN, le dispositif de réduction de loyer de solidarité (RLS), mais aussi la réponse aux besoins des collectivités locales, ainsi que la politique territoriale de l’actionnaire majoritaire de 3F. Action Logement vise la concentration des opérateurs de logement social par département. Donc autant dire que les enjeux sont importants en termes d’organisation territoriale, mais aussi en termes d’optimisation budgétaire.

Quelle est la principale différence entre la RUF et 3FCVL ?
En Centre-Val de Loire, nous sommes sur un territoire plutôt détendu avec une gestion de près de 12 000 logements sur quatre départements. Ici la concurrence avec le marché privé locatif est directe. L’attractivité de notre patrimoine et la fidélisation de la clientèle sont deux enjeux majeurs. Cela passe nécessairement par la qualité de service et la transformation de notre parc vieillissant. L’autre enjeu est de répondre très finement aux besoins en logements  du territoire : par exemple sur les zones très attractives situées autour des agglomérations de Chartres, d’Orléans et de Tours, il faut développer une production neuve adaptée à des jeunes actifs ou aux seniors.

Quelles sont vos ambitions pour 3FCVL ?
Il faut se concentrer sur les optimisations budgétaires mais aussi sur les investissements dans l’accroissement de notre patrimoine afin de renforcer encore notre implantation territoriale. C’est indispensable dans cette période de réforme de la politique du logement social. Le développement des ventes permettra de réinvestir dans la construction neuve, mais aussi de porter un effort particulier sur la réhabilitation énergétique du parc. Aux côtés de l’ANRU, nous menons une politique active de requalification urbaine, notamment à Blois, Romorantin-Lanthenay et Orléans dans le cadre du NPNRU.

Une action emblématique à suivre ?
Oui ! Orléans Métropole a remis à 3F Centre Val de Loire le prix de l’innovation du logement social le 20 juin dernier pour un projet situé à la ZAC Coligny à Orléans. C’est une opération de construction neuve de 50 logements qui va concentrer de nombreuses innovations technologiques : conception-réalisation et exploitation en mode BIM, maîtrise de l’empreinte carbone du bâtiment (E+C-), gestion des consommations énergétiques pour maîtriser les charges et faciliter la vie des habitants et habitantes – ou bâtiment avec des équipements connectés. C’est d’autant plus emblématique que cela faisait près de 10 ans que 3FCVL n’avait pas construit sur la commune d’Orléans. C’est bon signe, nous réinvestissons sur des quartiers à forte valeur ajoutée !